Petite Baby Doll

Les marionnettes de Beaubourg ne ressemblent pas exactement aux chers petits poupons que nous cajolions dans notre enfance, avant de nous endormir. Toujours rassurants, et plutôt bien intentionnés à notre égard, ils n’appelaient qu’à la douceur et au bonheur.
Érotiques, pitoyables ou effrayantes, celles du Nouveau Festival ne peuvent pas nous laisser indifférents. Le passé de ces marionnettes, est toujours constitué d’histoires effrayantes… Des histoires qui nous hantent, nous obsèdent et nous dérangent.

Les premières, têtes indolentes, teint blafard et regards résignés nous jettent dans un état proche de l’apoplexie. Glacial.
Gisele Vienne et Denis Cooper mettent en scène de jeunes agressés, à l’âge de la recherche de soi-même et de la construction d’identité.
Vous ne capterez aucune attention de cette classe, perdue dans un autre monde, auquel nous ne pouvons accéder. Mais qui sommes nous face à elles?

©Mgt

39 Poupées – Gisèle Vienne, réalisées avec Dorothéa Vienne-Pollak et Raphaël Rubbens / Restauration des poupées: Gisèle Vienne, Christophe Tocanier et Benedetta De Alessi / Costumes : Simone Hoffmann, Gisèle Vienne, Stephen O’Malley
Lumière : Patrick Riou(Teenage Hallucination)
Avec l’aimable autorisation de Mme Vienne

Quant à la marionnette de Marnie Weber… Alors… Mmmh… Sorcière? Prostituée?
Qu’importe après tout, ce n’est qu’une poupée…
Une poupée à la chevelure flamboyante, à la poitrine imposante, aux yeux presque morts et à la bouche ouverte… Elle s’offre à nous!
Dans les films de Marnie Weber, elle est le lien qui permet aux vivants de communiquer avec les morts, d’accéder au monde de l’au-delà. À travers elle parlent les cadavres…

©Mgt©Mgt

The Truth Speakers (Girl with copper dress and gold trim) – Marnie Weber (2009)
Matériaux divers, 177,8×50,8×33 cm
Simon Lee Gallery, Londres

Bienvenue dans le monde d’Éros et de Thanatos. Ces marionnettes sont-elles mortes? (Si tant est qu’elles furent vivantes un jour?). Ces humanoïdes, muets et inertes deviennent parfois les meilleurs des compagnons.
L’histoire des poupées de Bartlett nous incite à nous poser certaines questions…
Bartlett, fabriquait (ou élevait) toutes ses protégées dans le secret. Des poupées de magnifique facture, habillées avec le plus grand soin. Personne, pas même ses amis n’avaient pu entrevoir ne serait-ce qu’un bout de plâtre de ces gentilles petites filles, mais à sa mort, des centaines d’habitants furent retrouvés dans sa maison: petites mignonnettes à la poitrine proéminente et jeunes garçon angéliques.
L’histoire pourrait s’arrêter là, mais lorsque l’on observe les positions des poupées, (Surtout lorsque l’on aperçoit celle qui, hilare dans son cercueil de verre, déboutonne son chemisier jambes écartées…) un sentiment nous glace le sang… Quel était le but de l’artiste?

 

©Mgt©Mgt©Mgt

Fillette et Fillette aux nattes – Morton Bartlett (1936 – 1965)
Plâtre, métal, peinture, textiles
84x48x15 cm
Collection de l’Art Brut, Lausanne (Suisse)

Untitled – Bruno Pelassy ( 2000 – 2011)
Soie, Silicone, dentelle, perles, aquarium, spot cadreur
58,3×90,5×40,5 cm
Courtesy Air de Paris, Paris

Les Poupées vues par Manon

Oeuvres visibles au centre Pompidou dans le cadre du Nouveau Festival (22/02/12 au 12/03/12)
Salle “Read Into My Black Holes”, “Teenage Hallucnation”, “La Voix Dissociée”, une proposition de Gisèle Vienne, Denis Cooper et Paul Bernard

BRULONS LES POUPÉES avec Kimbra

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