Category Archives: Cinéma

Chronique Chronicle

Dans la lignée des posts “Je suis allée au cinéma récemment”, les dix bonnes raisons (selon moi) d’aller voir Chronicle de Josh Trank. Vous savez… Ce film à l’affiche un peu bidon où l’on voit trois jeunes tout droit sortis de la série Héroes en haut d’un building en position “j’ai-pas-peur-du-vide”

  1. Parce que c’est un mélange de plein de films. On peut y retrouver par exemple des airs de:

    +++++++

  2. Mais très sincèrement, tout ce que l’on peut trouver, ce sont des “airs” d’autres films, Chronicle n’est en rien une copie. Celui-ci est novateur dans bien des domaines.
  3. Le réalisateur a tout juste 27 ans. Juste avant ce film, il faisait se battre des jeunes avec des sabres lasers dans ses courts-métrages. Tout jeune donc, mais je pense qu’on va entendre parler de lui dans les prochaines années. Pour ne pas manquer le “Premier film” de Josh Trank, engouffrez-vous dans une salle de ciné. Vous pourrez dire “j’y étais”.
  4. Qui n’a jamais fantasmer de pouvoir déplacer les objets à distance? Quand on voit les trois garçons, faire évoluer leurs pouvoirs, on est bien jaloux et on se permet de vivre l’histoire par procuration. Un peu de rêve dans un monde de brutes (au début tout du moins) Et comme on se met dans la peau des trois antihéros, on  se pose plein de questions… Utiliserai-je ce pouvoir uniquement pour attraper la télécommande perdue de l’autre côté du salon ou m’amuserai-je un peu? Sur quoi/qui? À la fois effrayant et admirable, où se trouve la limite? Et la morale dans l’histoire?
  5. On a tous un petit looser au fond de nos coeur qui s’identifiera sans problème au personnage principal. Mais si, vous savez, celui qui rêve de justice, qui croit encore aux contes de fées, un peu geek et dont le but est de changer la face du monde. Mais ce petit gars (ou cette petite meuf) sera t-il/elle jusqu’au bout empathique? On est affecté par la condition du héros mais au final, pourra-t-on excuser tous ses comportements?
  6. Allez, on l’avoue, dans les Comics, ce qu’on préfère c’est le moment où le petit gringalet se transforme en balèze ultra puissant et beau gosse. L’apparition des pouvoirs, l’entraînement,  le changement d’une vie banale en aventure extraordinaire. On sait que tout va changer, on se trouve à un carrefour. Quelle voie choisir? Le premier Spiderman au cinéma ne vous a pas donné des frissons vous?
  7. Sans révéler les détails croustillants, je peux vous dire que Josh Trank sait habillement passer de l’euphorie à l’angoisse totale en exactement 1/2 seconde.
  8. Pour la psychologie des personnages. Comment passe-t-on d’agressé à agresseur? La transition se fait avec subtilité, et on ne peut s’empêcher de penser à tous ces ado qui perdent la raison et décident de passer de “l’autre côté” pour faire payer à ceux qui les ont fait souffrir. Ce film est donc une manière d’aborder un fait de société (monstrueux).
  9. Au final Chronicle est un film humain, qui traite de la vie  d’adolescents normaux (avec quelques petits pouvoirs surnaturels en plus, certes). Et moi, j’aime bien les films avec des adolescents où l’histoire n’est pas toute rose (High School Musical), toute noir (Thirteen) ou bien brillante (Twilight).
  10. Un dernier pour la route: les points de vues improbable que la caméra adopte tout au long de l’histoire. Le plus? L’évolution de la qualité de l’image au fur et à mesure, le changement des médiums… C’est bien Josh Trank, tu as su reconnaître le pouvoir du “found footage” (documentaire trouvé) et de l’effet caméra à l’épaule.
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Cloclo

Depuis quelques années, quelques réalisateurs frenchies ont commencé à travailler sur un ambitieux projet: recenser tous les grands noms de la Chanson française. Sfar et Dahan nous avaient livré les biopics “La Môme” et “Gainsbourg: Vie héroïque”, il aurait été bien dommage de passer à côté de celle de notre blondinet national préféré. Non je ne parle pas d’Astérix, mais bien de Claude François.

Je ne raconterai pas ici sa vie exaltante, si cela vous intéresse, vous n’avez qu’à vous plonger dans “Claude François, Mon frère“, de Josette François (comme le titre l’indique, sa soeur). Si vous vous intéressez plus à l’héritage de Cloclo, glissez le dvd “Podium” ou installez-vous devant la fameuse émission “Confessions intimes” (rapport aux épisodes dédiés aux fans de Claude François).

Je me contenterai en fait, de vous donner (à titre personnel), mes “10 bonnes raisons” d’aller voir Cloclo:

  1. À l’unanimité, les critiques, les journalistes, le public et moi sommes d’accord sur au moins une chose: le travail remarquable de Jérémie Renier.
    La performance de cet acteur est si exceptionnelle que j’ai eu parfois beaucoup de mal à reconnaître les images d’archives des images actuelles. Seul bémol, le jeune Claude est de temps en temps légèrement surjoué mais on oublie vite les quelques petites ratures (notamment un ou deux passages baignés de fausses joies extatiques) au fur et à mesure que le film fait prendre à son acteur principal la prestance, le charisme, la maturité de l’incarné. Frissons garantis lors des scènes de concert.
  2. On se souvient de Jérémie Rénier dans le rôle de Greg dans l’extraordinaire Dikkenek (Olivier Van Hoofstadt). Le revoir en petit costume vintage à paillette, cheveux brushé et filles à ses pieds, vaut le détour.
  3. On appréciera la reconstitution parfaite de sa vie. Pour la curieuse que j’étais, ce film est une mine d’informations, notamment sur tous les préjugés que j’avais sur son mode de vie, son caractère, ses détestables manies, son entêtement, ses passions, son goût du travail (à en devenir malade), sa mort (tragique) ect… (Et il CACHAIT son gosse? Wtf?)
    ©Mgt
  4. Pour l’effet “montagnes russes” qu’a le personnage de Claude sur nous. Tour à tour grisant et agaçant, il met nos nerfs à rude épreuve. Enfin pas à nous, aux autres dans le film, mais au final… En fait… À nous aussi…
    On l’aime ou on le déteste? Mmmh… J’aime à penser qu’on peut éprouver les deux sentiments.
  5. Son sens du rythme, en acharné et intransigeant qu’il était. Ses chorégraphies endiablées, ses pas de danse uniques…
  6. Pour tout le côté obscur du monde de la musique, le côté commercial des choses. Non, être “Saltimbanque” ne suffit pas. Claude avait le sens des affaires et avait parfois plus l’étoffe d’un chef d’entreprise que celui d’un artiste.
  7. Malgré l’image ringarde que se traînait (se traîne) Cloclo, il était quand même pas mal inventif, et parfois même innovant. On se souviens des Claudettes (yes, des danseuses noires à la tv française enfin!), de l’entrée de la Soul et du Motown en France ect…
  8. C’est bien la première fois que j’ai envie de me lever pour danser et chanter au cinéma. Mon voisin ne se privait d’ailleurs pas pour pousser la chansonnette et commentait chaque scène de love ou de drama…. Peut-être pensait-il être au théâtre en fait.
    Il faut attendre la fin pour entendre le tubissime “Alexandrie Alexandra”, mais le film retrace tous ses plus grands succès… Qui étaient d’ailleurs en adéquation avec sa vie. Conclusion: il s’est créé sa propre b.o.
  9. Pour cette phrase à Etienne Roda-Gil « Tu as raison : continue à faire des chefs-d’oeuvre pour petites filles en socquettes de Neuilly, et je continuerai à chanter des conneries pour les pauvres. »
  10. Pour l’effet madeleine de Proust qu’il a provoqué chez moi et qu’il provoquera chez certains d’entre vous, très probablement. Je me souviens lorsqu’enfant, je chantais Alexandrie, Alexandra avec mon amie Clémence devant des salles combles (à moitié remplies) et un public en folie  (indisposé par nos voix de crécelle) lors de nos soirées karaoké du samedi soir.
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Il fait nuit comme en plein jour

Opération commando…
Pleine nuit, deux soeurs, un parc fermé et un appareil photo…
Petit essai photographique pour un projet psychédélique boréalesque-violloncelleux…

©Mgt

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Une partie de baby…

Sous fond sonore de Little Dragon – Ritual Union

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